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Musique & Divertissement  La chanson populaire canadienne-française (3ème partie)
16/09/201714:00 Roch Archambault
Dans mes publications précédentes, je suis parti à la découverte de la musique canadienne-française. J’ai dressé un portrait de l’histoire musicale des années 1920 aux années 1950 et, par la suite, des années 1960 aux années 1970. Je poursuis maintenant avec les années 1980.
 
Les années 1980 : synthétiseur et bilinguisme
 
Quand on pense aux années 1980, l’arrivée en force des synthétiseurs et des vidéoclips dans la musique populaire un peu partout dans le monde nous vient immédiatement à l’esprit. La chaine MTV, aux États-Unis, fait son apparition en 1981, suivie de MuchMusic en 1984 sur les ondes canadiennes et au Québec, de MusiquePlus deux ans plus tard.
 
Au cours de ces années, nombre de nouveaux groupes émergent sur la scène musicale où Les Parfaits Salauds, Vilains Pingouins et les B.B. sont déjà à la mode. Alors que beaucoup d’artistes proviennent de Montréal, un groupe de Gatineau perce sur tout le marché québécois. La formation Nuance connaît un grand succès, et sa chanson Vivre dans la nuit tourne sur toutes les radios en 1987.
 
 
Des artistes connus dans les décennies précédentes s’adaptent à la sonorité du jour. Michel Rivard (ex-Beau Dommage), Jim Corcoran (ex-Jim et Bertrand) et Richard Séguin (ex-Les séguins) s’éloignent du folk pour s’approcher de la pop. Lucien Francoeur, chanteur du groupe rock progressif Aut’Chose, adapte sa poésie pour en faire du rap, le nouveau style en vogue, avec sa chanson Le Rap-à-Billy. Marjo laisse le groupe rock Corbeau et lance un album classique de la musique québécoise, Celle qui va. Gerry Boulet, lui aussi, délaisse le rock pour lancer un album plus radiophonique, Rendez-vous doux. Ce sera son dernier; il meurt d’un cancer en 1990.
 
Le chanteur manitobain Daniel Lavoie, qui avait connu un certain succès dans les années 1970, devient une figure marquante en 1983 avec son disque Tension attention. Sa chanson Ils s’aiment demeure encore aujourd’hui l’une des plus belles de la francophonie canadienne.
 
 
Montréal est devenue au cours des décennies la plaque tourante de la musique francophone canadienne. Avec les années 1980, la scène montréalaise devient un véritable tremplin pour des artistes anglophones. On peut voir notamment Aldo Nova, Corey Hart, Luba, Men Without Hats et The Box. Ces derniers sont considérés comme des artistes québécois qui chantent en anglais. De nouveaux artistes misent plutôt sur le bilinguisme, par exemple Roch Voisine avec sa chanson Hélène, Marie Philippe avec Save My Life et finalement Belgazou avec la pièce Talk About It.
 
Du côté féminin, plusieurs chanteuses sont les reines de la pop radiophonique. Songeons, par exemple, à Céline Dion, Joe Bocan, Martine St-Clair et Mitsou.
 
Les années 1990 :
 
Dès le début des années 1990, tout le glam rock, la new wave et les synthétiseurs à l’avant-scène tombent en désuétude. Alors que le grunge bat son plein aux États-Unis, le rock fait son retour au Québec avec l’album Invitez les vautours d’Éric Lapointe et Dix Mille matins de Daniel Boucher. Jean Leloup qui avait débuté sa carrière dans les années 1980, est maintenant reconnu. Lancé en 1990, son album rock L’amour est sans pitié demeure l’un des albums québécois les plus importants. Jean Leloup est un auteur compositeur original et un personnage comme jamais la musique canadienne n’en aura connu.
 
 
Un autre album marquera cette époque. Il s’agit de D’eux de Céline Dion. Ce disque, qui est une collaboration avec Jean-Jacques Goldman, est devenu l’album francophone le plus vendu de tous les temps. Si, dans la majorité des albums, Céline chante d’une voix puissante, il en est autrement dans Deux. Sa voix fait ici partie intégrante de la musique. C’est, à mon avis, un des albums les mieux produits de tous les temps, dans le monde.
 
 
En Amérique du Nord, du côté anglophone, un nombre important d’artistes féminines sont propulsées sur les plus grandes scènes. Dans ce mouvement, Sarah McLachlan lance une série de concerts intitulée Lilith Fair. Pendant ce temps, dans la francophonie canadienne, plusieurs chanteuses lancent leur carrière, dont Julie Masse, France D’Amour, Laurence Jalbert, Francine Raymond, Lynda Lemay, Isabelle Boulay et Nancy Dumais.
 
Les groupes de l’époque sont Les Respectables, La Chicane, Zébulon, Noir Silence et Les Colocs, un groupe qui mélange musique traditionnelle, folk et rock. En 1993, l’album éponyme des Colocs nous offre la célèbre chanson La Rue principale. Son chanteur, André Fortin, se suicide en mai 2000, alors qu’il est au sommet du succès de la scène musicale.

 
 
Roch Archambault est un canadien français qui s'intéresse à l'Asie depuis 30 ans. Durant les vingt dernières années, il a développé une passion particulière pour la musique populaire chinoise, ainsi que pour des courants musicaux comme la K-pop et la J-pop.

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