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Film  Critique cinéma : Éclairer l’invisible avec Fatima de Philippe Faucon
04/05/201600:00 Souraya

Fatima (2015) a été présenté à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2015. Il remporte le prix Louis-Delluc en Décembre 2015 et est primé César du meilleur film en 2016. Le film est inspiré de Prière à la lune (2006) et Enfin, je peux marcher seule (2011), deux livres de Fatima Elayoubi. Le film est sorti en salles en France le 7 octobre 2015.

Il sera diffusé à partir du 5 mai sur TV5MONDE Asie dans le cadre de la programmation cinéma liée au Festival de Cannes : 
ici

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L'histoire.
Sous le couvert de son foulard de couleur, Fatima mène une vie tourmentée. Elle se soucie de l’avenir de sa fille aînée Nesrine, qui s’essaie aux examens de la première année de médecine, ainsi qu’à sa nouvelle vie d’adulte indépendante.
 
Sa soeur cadette âgée de 15 ans, Souad, se rebelle et se cherche, entre la maison et l’école de Givors où elle vit avec sa mère, près de Lyon.
 
Comme ses filles, Fatima semble elle aussi vouloir se faire une nouvelle peau et se découvrir autrement. À la suite d’un accident, elle se retrouve en arrêt de travail et décide d’étudier plus sérieusement le français, tout en remplissant les pages de son journal intime de façon plus régulière.
 
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Toute l’histoire. 
Le réalisateur de Fatima, Philippe Faucon, fait valoir une filmographie hors pair. Chacun de ses films observe, montre, éclaire. Faucon s’efface derrière la caméra, sans donner de signes, sans laisser poindre le moindre jugement. Les personnages de ses films parlent d’eux-mêmes.
 
Il en devient nécessairement difficile de distinguer la réalité de l’écriture, l’humain du personnage. Face à telle absence de “cinéma”, comment ne pas se sentir un tant soit peu voyeur? voire… partie prenante? accompagnateur? ami?
 
Chaque plan devient pour le spectateur une possibilité de s’asseoir aux côtés de Fatima, de la comprendre, de la méprendre. De ressentir l’envie de l’aider, de la soutenir. De se rappeler tout aussi vite son impuissance. Et la nôtre. Reste à regarder.
 
L’essentiel du film, Faucon le nomme : c’est Fatima. Devant la caméra, l’héroïne prend une autre couleur que celle de son foulard. Elle est à la fois mère, femme de ménage, auteur, étudiante, patiente, citoyenne. Devant la caméra du réalisateur, Fatima n’est pas seulement visible, elle est éclairée.
 
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Le film sera diffusé à partir du 5 mai sur TV5MONDE Asie dans le cadre de la programmation cinéma liée au Festival de Cannes : ici

Éprise d'histoires pleines de combats et de sourires, Souraya vous invite à découvrir, interroger et raconter le cinéma d'aujourd'hui et d'hier.

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