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Art de vivre en France  Le "Palais Idéal", une drôle de curiosité à Hauterives
08/03/201600:00 TV5MONDE


Le Palais Idéal du facteur Cheval situé à Hauterives c’est l’histoire d’un homme qui a donné vie à ses fantaisies. Facteur rural né le 19 avril 1836, il a passé 33 ans de sa vie à édifier ce « Palais idéal » et huit années supplémentaires à bâtir son propre tombeau, tous deux considérés comme des chefs-d'œuvre de l'architecture naïve.
 

Vous trouverez ici le site (en anglais) pour obtenir plus d’informations et planifiez votre visite.


L’histoire de Ferdinand Cheval
 

Après l'obtention de son certificat d'études primaires, il devient, à l'âge de treize ans, apprenti boulanger, profession dans laquelle il travaille durant quelques années. En 1867, il est officiellement nommé « facteur aux postes », puis affecté deux ans plus tard à Hauterives, à une douzaine de kilomètres de son village natal, ayant en charge la « tournée de Tersanne », une tournée pédestre quotidienne de 33 km. Dès le début de ses longues tournées, il occupe ses heures de randonnée à de longues rêveries au cours desquelles il bâtit un « palais féérique », rêveries qui ne commenceront à être concrétisées qu'une dizaine d'années plus tard.


C’est en avril 1879, durant l'une de ses tournées, que le pied du facteur bute contre une pierre, manquant de le faire tomber sur le chemin. Son œil ayant été attiré par la forme curieuse de la pierre, il la ramasse et la glisse dans l'une de ses poches avec l'intention de la regarder plus tard à tête reposée. Il s’agit de la "Pierre d’Achoppement", une roche sculptée par l’érosion


Dès le lendemain, repassant au même lieu, il constate la présence d'autres pierres ayant des formes encore plus singulières. Il se fait alors la réflexion que, « puisque la nature veut faire la sculpture », il pourrait très bien lui-même, fort de ses longues rêveries préparatoires, se faire architecte, maître d'œuvre et ouvrier dans la construction d'un « Palais idéal ».

 

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Copyright Coll Palais Idéal Emmanuel Georges


Le début du rêve


Durant les 33 années qui suivent, Ferdinand Cheval ne cesse de choisir des pierres durant sa tournée quotidienne, les portant d'abord dans ses poches, puis se munissant d'un panier, voire d'une brouette en certaines occasions. Revenu à son domicile, il passe de longues heures à la mise en œuvre de son rêve, travaillant de nuit à la lueur d'une lampe à pétrole. Il est alors considéré comme un excentrique par les gens du cru, qui ne disposent pas de la vision d'ensemble qu'avait l’architecte.

 
Le Temple de la Nature


Cheval passe les vingt premières années à construire la façade Est de ce qu'il nommera le Temple de la Nature (Le terme de Palais Idéal n'a été donné par Cheval qu'après sa rencontre avec le barde alpin Émile Roux Parassac en 1904). On peut suivre là toute l'évolution intuitive, partie par partie, de notre architecte naïf dans l'élaboration de son Palais. C'est une évolution qui va de l'organique, telle une végétation luxuriante qui se répand autour de grottes et d'alcôves, à l'organisation symétrique d'une façade majestueuse.


Les sources d’inspiration de Ferdinand Cheval


Le Palais est aussi bien un hymne à la Nature qu'un mélange très personnel de différents styles architecturaux, avec des inspirations puisées tant dans la Bible que dans la mythologie hindoue et égyptienne. Il ne faut pas oublier que Cheval fut facteur, à une époque où se développaient les voyages et la carte postale (apparue en France en 1873, cinq ans avant le début du Palais Idéal).
 

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Copyright Coll Palais Idéal Emmanuel Georges


L’achèvement du Palais idéal
 

Ferdinand Cheval termina la construction du Palais Idéal en 1912. Après son achèvement, il manifesta son désir d'être plus tard enseveli dans l'enceinte même de son œuvre, ce que la loi française ne permet pas lorsque le corps n'est pas incinéré. L'usage de la crémation n'étant à l'époque pas du tout entré dans les mœurs en France, Ferdinand Cheval se résout alors à se conformer aux contraintes légales en se faisant inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau.
 

C'est ainsi qu'à partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu'au cimetière d'Hauterives et à les assembler, pour former le Tombeau du silence et du repos sans fin, achevé en 1922. Il y est inhumé après son décès, survenu en 1924.

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